Les symptômes sont essentiellement d'ordre digestif :
- Très forte nausée
- Diarrhée
- Ballonnements
- Soif très intense
- Selles abondantes
- Diarrhée chronique
Enfin, que du bonheur…
Ces symptômes peuvent commencer à se manifester dans les 2 heures suivant l'ingestion, 5 heures après, voire le lendemain seulement.
Suivant la quantité de sucre ou d'amidon ingérée, ils sont plus ou moins importants, et ont une durée variable (de 1 à 3 jours).
TOUT EST QUESTION DE DOSE
La tolérance est très variable d'un individu à l'autre : certains peuvent ingérer jusqu'à 7 g de sucre pour 100 g d'aliment par jour, alors que d'autres ne peuvent pas ingérer plus d'un gramme sans que les premiers symptômes se manifestent.
Certains individus tolèrent mieux l'amidon que d'autres (l'enzyme isomaltase est plus ou moins présente).
C'est à chacun de faire des expérimentations pour définir sa propre tolérance… Pas toujours très agréable, alors il vaut mieux y aller pas à pas et s'aider des tables de composition des aliments !
Attention, il ne faut pas seulement suivre la quantité ingérée par repas. Le phénomène étant cumulatif, il faut doser sur 2 jours.
Symptômes annexes :
- Hypoglycémie (liée au manque de glucides)
- Difficulté à se concentrer
- Tremblements
- Léger vertige
- Transpiration
- Faiblesse générale - on a l'impression d'être ivre !
- Sensation de faim puis de nausée
- Perte de connaissance
- Irritabilité, nervosité
- Perte de poids
- Fatigue
- Crampes
- Eczéma
- Une intolérance au lactose est souvent associée
Diagnostic :
La maladie est difficile à diagnostiquer de par la généralité des symptômes et l'absence de signes particuliers :
- Coloscopie normale,
- Bilans sanguins normaux,
- Analyses bactériologiques normales,
- Echographies du foie et de la vésicule biliaire normales,
… et de là à conclure que tout va bien et que c'est dans la tête, il n'y a qu'un pas que certains n'hésiteront pas à franchir (c'est tellement plus facile de balayer un problème quand on ne le comprend pas).
La maladie peut être confondue avec :
- Des gastroentérites (quand la fréquence devient hebdomadaire, on se dit que quand même ça devient un peu étonnant),
- Le Syndrôme de l'Intestin Irritable (sont regroupés dans cette catégorie de nombreux problèmes intestinaux incompris)
- La colite
- Une intolérance au lactose ou au fructose (pour éviter toute confusion avec le fructose, une expérience toute simple : les figues ou les cerises, qui comportent beaucoup de fructose, mais pas ou peu de saccharose. Ou encore, du fructose cristallisé seul).
Deux méthodes pour poser le diagnostic :
Méthode n° 1 (la moins risquée et la moins chère, mais la plus longue) :
Essayer les divers aliments et dresser une liste exhaustive de tous les aliments non tolérés.
Inconvénient de la méthode : c'est très long, il faut définir un plan d'expérience précis (méfiance avec les cumuls de charge sur plusieurs repas, il faut introduire les aliments unitairement pour pouvoir cibler lequel est à l'origine de symptômes), et risque de découragement en étant tout le temps malade !
Méthode n° 2 :
Effectuer une biopsie avec prélèvement pour déterminer la présence ou l'absence des enzymes sucrase - isomaltase.
A moins que le pronostic vital ne soit en jeu, cette méthode de diagnostic ne sera pas retenue : une fois que le diagnostic est établi, il n'y a pas de remède (cf. ci-dessous). Donc inutile de prendre les risques inhérents à toute opération.
La politique médicale consiste donc à appliquer la Méthode n° 1, et à considérer le diagnostic comme acquis si le changement de régime alimentaire permet de retrouver une situation normale.
Des solutions curatives miracles ?
Et là, une fois que le diagnostic est posé, grande déception : pas de remède miracle.
De petites enzymes artificielles ? Non malheureusement, elles n'existent pas encore.
Alors la solution ?
… REGIME !
Mais pas de panique, il y a de nombreuses petites expériences chimiques culinaires à tenter avec les aliments autorisés (cf. Recettes).
Alors libre cours à votre imagination !
A noter tout de même : il existe un médicament aux Etats-Unis appelé SUCRAID, qui améliore l'assimilation du saccharose (mais pas de l'amidon).
J'ignore si on peut se le procurer en France et s'il a des effets néfastes…
Néanmoins, son intérêt me semble assez limité, l'aversion du goût sucré étant généralement omniprésente. Si ce n'est pour prévenir tout incident lorsque la composition de l'assiette n'est pas maîtrisée (comme au restaurant par exemple).
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